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Katherine Lapointe

Research assistant | Assistante de recherche
Comprendre comment l’environnement d’un organisme façonne son comportement sexuel et de survie est important si on souhaite expliquer la diversité qu’on observe en nature. Pour ce faire, il est utile d’étudier ces comportements chez des espèces où les générations successives vivent dans des conditions environnementales contrastées. Ce projet se concentre sur les différences de comportement de recherche de partenaires et de préparation à la diapause entre les générations printanières et estivales chez la punaise terne (Lygus lineolaris). On observe chez la punaise terne 2 à 3 générations par été, la dernière se reproduisant uniquement après une période de diapause en hiver pour donner naissance à la première génération de l’été suivant. Les individus de la génération printanière devraient être plus actifs, car ils devraient investir plus intensément dans la recherche de partenaires sexuels. Les individus de la génération estivale devraient être timides et moins actifs, car ils devraient investir plutôt dans l’accumulation d’énergie pour entrer en diapause. Nous avons capturé des individus adultes de génération printanière et estivale dans des champs de fraises du Québec. Nous avons quantifié l’activité et la timidité à l’aide d’un open-field test et d’une arène. Contrairement à notre hypothèse, la génération estivale est plus active que la génération printanière. Des températures et un taux d’humidité plus élevé pendant le développement pourraient mener à des individus plus actifs, ce qui expliquerait les résultats obtenus pour la génération estivale.