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Student Speaker | Étudiant.e

Résumé: Selon la théorie d’optimisation, les individus sélectionnent les habitats qui leur permettent de maximiser leur fitness en fonction de leurs propres phénotypes. Bien que cette corrélation phénotype/habitat ait été largement démontrée, très peu d’études ont incorporé l’interaction de plusieurs traits dans le même cadre expérimental. Nous avons donc investigué l’effet de l’interaction entre le sexe, la taille corporelle (indicateur de l’âge) et le tempérament des individus sur la sélection d’habitat d’approvisionnement chez l’éléphant de mer du sud (Mirounga leonina). Nous avons équipé 41 mâles subadultes et 29 femelles subadultes et adultes de balises SMRU-CTD pour suivre leur mouvement en mer, et quantifié leur tempérament à l’aide d’un test d’approche. Nous avons trouvé que les mâles sélectionnent plus des habitats néritiques, plus productifs mais aussi plus risqués, contrairement aux femelles qui sélectionnent plus des habitats océaniques. Plus le couvert de glace se développe en hiver, plus les individus décalent leurs aires d’approvisionnement vers le nord. Les individus de plus grande taille (c.-à-d. plus vieux et plus expérimentés) ou les plus téméraires sélectionnent des habitats plus productifs associés avec un niveau de risque plus élevé due par exemple à la densité de glace, à l’intensité de la compétition ou à l’accessibilité des patchs de proies. Cependant, les effets due à l’âge et à la témérité varient selon le sexe et la saison. Nos résultats démontrent la grande complexité des effets inter-individuelles sur la dynamique et la distribution des populations nécessaires pour la gestion et la conservation des milieux naturels.