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Mathias Gagnon-Babin

Student Speaker | Étudiant.e
Une caractéristique commune à tout écosystème est le fait que les conditions environnementales fluctuent à travers le temps et l’espace et ce, à plusieurs échelles différentes (Bell and Collins 2008). La conséquence de la présence de ces fluctuations est que les compromis associés aux différents traits vont changer dans le temps. La présence de fluctuations environnementales est donc en elle-même une caractéristique de l’environnement à laquelle les organismes doivent s’adapter (Cohen 1966; Lewontin and Cohen 1969). La part stochastique de ces fluctuations peut réduire la quantité d’information disponible à un organisme dans un milieu donné. L’information est ce qui permet à un organisme de connaître l’état présent et de prévoir l’état futur du monde et ainsi de prendre la décision la plus appropriée (Schmidt & al 2010). La théorie du «bet-hedging» stipule que dans un environnement imprédictible, les processus évolutifs maximisent la valeur adaptative d’un génotype plutôt que celle d’un seul individu (Haaland et al. 2019, Simons 2011). De cette façon, un trait peut paraître mal adapté lorsqu’étudié sur une échelle de temps courte d’une génération, mais sur le long terme peut s’avérer être la stratégie optimale. Ainsi, Le but de cette étude est donc de comprendre la relation entre la quantité d’information et les stratégies reproductives de type «bet-heging» dans trois populations de mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) vivant dans des habitats contrastés et suivies depuis plus de 40 ans.