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GD

Gabriel Dansereau

Student Speaker | Étudiant.e

Identifier où se trouvent, dans l'espace, les zones de biodiversité exceptionnelle est une question prioritaire pour la conservation de la biodiversité. Le concept des contributions locales à la diversité bêta (LCBD) permet de répondre à cette question en évaluant le caractère unique des communautés, de façon à identifier les sites dont la composition en espèces est exceptionnelle au sein d'une région donnée. Or, jusqu'à maintenant, cette mesure a généralement été utilisée à échelle locale avec un petit nombre de sites. Dans cette présentation, nous montrerons comment la mesure des LCBD peut également être utilisée à échelle spatiale étendue, ainsi qu'à échelle continue sur le territoire. Pour ce faire, nous avons appliqué la mesure à des données d'occurrence tirées d'eBird, puis nous avons utilisé des arbres de régression additifs bayésiens (BART) pour prédire la composition des communautés à partir de variables climatiques et de variables d'occupation du territoire. Nos résultats montrent une relation changeante entre la richesse en espèces et la valeur des LCBD, divisée en deux profils différents pour les régions pauvres ou riches en espèces. Nos résultats montrent également que la relation varie en fonction de l'échelle spatiale, puisque les deux profils se confondent à échelle étendue. Finalement, nos résultats montrent que les BART produisent des prédictions pertinentes pour les valeurs de LCBD, montrant la même relation avec la richesse que celle obtenue avec les données de composition. Ainsi, notre méthode pourrait s'avérer un outil intéressant pour identifier les zones de biodiversité exceptionnelle au sein de sites non échantillonnés.