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Francis Banville

Student Speaker | Étudiant.e
La théorie de l'entropie maximale de l'écologie (mieux connue sous son acronyme anglais METE) prédit plusieurs distributions macroécologiques d'intérêt en biologie de la conservation. À partir d'une poignée de variables d'état caractérisant une communauté biologique (e.g. nombre d'espèces, nombre d'individus, aire occupée), METE dérive notamment la relation espèces-aires (species–area relationship) et la relation espèces-abondances (species-individual relationships). Les principes mathématiques rigoureux sur lesquels repose METE s'intègrent bien aux efforts récents de prédiction des réseaux écologiques. Dans un contexte de rareté de données sur les interactions entre espèces, le principe de l'entropie maximale peut en effet prédire plusieurs mesures fondamentales des réseaux écologiques, dont la distribution jointe de degrés, seulement à partir du nombre d'espèces et du nombre d'interactions dans un réseau. Dans cette présentation prospective, j'introduis les principes généraux entourant Trophique-METE, une nouvelle version de METE appliquée spécifiquement à l'étude des réseaux écologiques. Intégrée à d'autres modèles prédictifs de la structure des réseaux et des interactions entre espèces, Trophique-METE améliorera grandement notre capacité à prédire les réseaux écologiques. Les prédictions de Trophique-METE pourraient être utilisées pour comprendre plus profondément les mécanismes écologiques à l'origine des réseaux écologiques, en plus d'alimenter des modèles de prévision des conséquences des changements climatiques et de la perte de biodiversité sur la structure des réseaux trophiques à l'échelle mondiale.